KikouBlog de yayoun - Novembre 2008
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Archives Novembre 2008

Yayoun et la Chocolaterie

Par yayoun - 20-11-2008 19:06:18 - 9 commentaires

     Suite à ma note d'humeur précédente, place à un peu de frivolité et de superficialité...

Suite à mon dix kms réussi, j'avais promis à mon corps de le récompenser. Lui est moi, on fait équipe. Il est en train de se retaper, me permet de courir presque une heure alors...Je lui ai réservé un après midi spécial "papouilles" intitulé délices d'automne : au programme: gommage, massage, enveloppement, le tout au chocolat. 

J'arrive donc là bas après avoir frôlé la crise de nerfs dans ma voiture en attendant que la manifestation des enseignants passe...Et là, quel changement....

   J'entre dans un monde paisible: la lumière est tamisée, la musique douce, la cabine chaude et accueillante...Après les premiers frimas, rien que cette atmosphère me fait l'effet d'un doudou. 

   Mais très vite, la réalité me rattrape... Il faut se déshabiller et enfiler le string jetable. Et ça, c'est étrange: je ne sais pas si vous avez déjà vu un string jetable mais ce n'est  vraiment pas glamour...A côté, même mes boxers pull in font plus féminins...

    Je m'allonge donc sur la table de massage et on commence par un gommage aux fèves de cacao pilées...Hmmm, ça sent trop bon...J'ai l'impression qu'on me frotte avec un sable assez épais, ça me rappelle la plage de Favona en Corse et j'ai l'impression d'entendre les vagues, de sentir ce sable sur ma peau, la chaleur...Ca y est, je déconnecte, je suis en vacances...Après avoir adouci tout mon corps, direction la douche recouverte de fèves des pieds à la tête...

     2e étape: le massage...Ahhh, un massage en régle du dos, des épaules, des bras, des mains (j'adore) puis les pieds, les mollets, les cuisses...C'est trop bon...Je ne veux pas que ça s'arrête...C'est le pied de s'occuper de soi...La réalité est loin, très loin...Je redeviens une vraie fille

     3e étape: l'enveloppement au chocolat: là, ça sent le gâteau au chocolat fait maison...Miam, miam...

     Mais tout à coup, ça devient étrange...Le chocolat coule sur moi, chaud puis au contact de ma peau durcit comme celui qu'on met sur les glaces et là, j'ai super froid, mais vraiment froid...Je donnerai tout pour une couverture...

     Au bout de 5 minutes, me voilà transformée en poire Belle Yayoun, entièrement nappée de chocolat...ça sent bon, j'ai envie d'un chocolat chaud (même si ça fait 25 ans que mon corps ne le supporte pas), c'est très agréable mais soudain j'ouvre les yeux: waou, même dans les trails les plus détrempés, j'ai rarement était recouverte comme ça...J'ai l'impression de sortir d'un combat de catch...C'est bon, je suis prête pour la boue de la Rhône oientation... Finalement, être recouverte de boue, c'est très féminin comme comportement ...( toutes mes excuses aux militaires...)

     Enfin, elle m'emballe et je me transforme en jolie papillote de Noêl cachée sous une couverture (enfin...) et c'est parti pour 20 minutes de sieste...C'est bizarre, ça glisse mais ça sent trop bon...Personne dans la cabine: je goûte: beurk!!! c'est pas du vrai chocolat: c'est pas du tout comestible...Dommage!!! J'aime pas trop l'impression d'être emballée comme un Ferrero Rocher, un peu claustro mais bon, elle a dit qu'il fallait se détendre et je m'endors...

    Fin du soin: je reprends ma voiture: j'ai la peau toute hydratée, je sens aussi bon qu'un muffin sorti du four, je plane à 15000, j'ai un sourire qui ne veut pas quitter mon visage, les grévistes se sont évaporés...Je peux enfin rentrer chez moi...Oh, ils ont mis les décorations de Noel...Ma rue est toute illuminée...Je trouve une place devant ma porte...La vie est belle

   Je crois que je vais offrir un soin comme ça à mes collègues grévistes à Noël...Peut-être que ça les adoucira...

           

 

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Note d'humeur d'une Yayoun énervée...une fois n'est pas coutume

Par yayoun - 20-11-2008 18:45:00 - 27 commentaires

        La journée commençait mal...Je prends ma voiture pour aller travailler et je découvre un joli papier vert que je prends pour une pub et que je manque de jeter comme tout bon citoyen...Mais non, c'est une petite amende...Bon, cela dit, elle était méritée...Mea culpa. 

      Arrivée au collège: c'est le bordel comme tous les jours de grève...De la même façon que les usagers de la SNCF s'énervent contre les seuls employés qui ne font pas grève, les parents nous prennent pour cible...Comme si être prof était un trait d'identité invariable...Mais non, je vous assure, il existe une multitude d'enseignants...

      Récré en salle des profs: ambiance irréelle: les quelques frondeurs qui ont résisté à la pression des  autres se serrent les coudes: demain, la moitié de la salle des profs ne nous dira pas bonjour...Nous n'avons pas été solidaires...Cela ne ferait pas de mal de relire le Traité sur la Tolérance...Certains peuvent parfois être très extrêmistes. 

       Retour à la maison: mon quartier est bouclé...Logique, j'habite à un km du rectorat, lieu de passage du cortège. J'ai un RDV à 16h30 à 10 mètres  du lieu où le cortège me bloque...Il me faudra 45 minutes pour passer. Je ne conteste pas le droit de grève ni même ceux qui ont fait grève: c'est une liberté de chacun et chacun a ses raisons, ses motivations..Mais je conteste la manière dont cela est fait par une minorité et je dis bien une minorité...Celle-là même qui constitue une partie du cortège et manifeste contre la suppression des postes alors que si on additionne toutes les heures sup qu'ils se sont empressés d'accepter à la fin de l'année, on retrouve la moitié des heures des postes supprimés...

       Je précise ma pensée: la majorité du cortège défilait tranquillement, scandant ses slogans, arborant ses messages...Chacun est libre de le faire. Je me trouvais dans la ligne des quatre voitures servant de barrière entre les automobilistes furieux et les grévistes. Et là, j'avoue que j'ai été choquée, choquée par une minorité ( et je dis et répète que c'est une minorité): choquée de voir certains enseignants insulter les automobilistes, en venir aux mains avec eux, menacer de casser les parebrises. Voulant calmer le jeu, je cherche alors à leur expliquer que nous véhiculons une image et que ce n'est pas celle-là que nous voulons associer au nom d'enseignant. Je reçois en échange des insultes. C'est la liberté de chacun de manifester mais aussi la liberté de chacun de ne pas manifester. Nous avons pour mission première de former des citoyens. Or ce que j'ai vu n'était en rien des comportements de citoyens. Une société dans laquelle on fait pression pour contraindre l'autre à adopter son point de vue, dans laquelle on ne tolère pas que quelqu'un puisse penser différemment, ce n'est plus une société démocratique mais une dictature et j'avoue avoir eu honte d'être une prof face aux autres automobilistes car l'image véhiculée par une minorité, c'est ensuite sur l'ensemble du corps enseignant qu'elle est plaquée. 

      Alors je tiens ici à montrer qu'il existe aussi des enseignants différents. Je n'ai pas fait grève...Cela ne veut pas dire pour autant que je partage pas certaines revendications, que je ne m'inquiète pas pour l'avenir de mes élèves. Mais qui suis-je pour limiter la circulation de l'autre? Pour le prendre en otage alors qu'il essaie simplement de gagner sa vie?A force de ne parler que des inconvénients de notre métier, nous n'en voyons plus les avantages. Bien sûr, nous faisons un métier difficile qui demande du travail, de la patience, de l'abnégation parfois mais par les temps qui courent, être certain d'avoir son salaire à chaque fin de mois...C'est quand même bien non?

    Alors oui, je pense que l'on pourrait avoir de meilleures conditions de travail mais je connais aussi le privé et j'ai alors beaucoup plus de mal à me plaindre. 

    Enfin,  je sais que le corps enseignant est énervé mais aujourd'hui, j'ai vu dans une MINORITE de la violence, de la haine, de l'incompréhension, de l'intolérance qui m'ont fait peur. On ne peut pas demander aux parents et aux élèves de nous respecter si nous ne montrons pas l'exemple. On ne peut pas revaloriser l'image de notre métier en ayant un tel comportement...Car ce métier, même s'il est dur, est magnifique...Enseigner, transmettre, préparer les jeunes à leur vie d'adulte, partager ce que l'on sait, les ouvrir à la culture, susciter leur curiosité, c'est superbe...Ce n'est pas tous les jours comme ça mais j'aimerais que l'image que l'on garde de l'enseignant ne soit pas  celle de celui qui prend en otage et insulte ceux qui ne sont pas d'accord mais celle de celui qui tous les jours est face à ses trente élèves et essaie avec ce qu'il a de leur apprendre quelque chose, de celui qui le soir chez lui continue et corrige les copies, prépare ses cours, remplit ses bulletins, organise ses sorties, de celui qui reçoit les parents jusqu'à 21h, de celui qui est disponible et ouvert pour ses élèves, de celui qui s'efforce de leur donner les armes pour réussir leur vie,de les conseiller, de les aider face à leurs difficultés, de celui qui essaie d'en faire des citoyens et de celui qui a aussi à faire face à la violence des parents, des élèves, au manque de respect, au manque de soutien de la hiérarchie, de celui qui comme tout le monde a un métier avec des avantages et des inconvénients.

   Ce n'est ici que mon avis personnel...Le but n'est pas de polémiquer car je le répète chacun est libre de ses choix et de ses convictions mais simplement de montrer que cette liberté doit marcher dans les deux sens. 

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34 p******* de secondes

Par yayoun - 17-11-2008 13:43:31 - 8 commentaires

J'ai eu les résultats de jogg'îles:

Les premier(e)s de la catégorie S1F.séniors femmes entre 19 et 28 ans,
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1°... JEAN Cecile 0h50m58
2°... VALETTE Maud 0h52m07
3°... MANIGAND Agnes 0h55m51
4°... PONS Sarah 0h56m25
5°... VANG Mai 0h56m58

 

 Je suis 4e dans ma catégorie à 34 p****** de secondes près...Je sais que j'étais blessée mais si je m'étais un peu bougée les fesses, je serais montée sur la 3e marche...

En même temps, je suis super contente pour mon retour, c'est pas si mal...

 

P.S: félicitations Langevine pour ta superbe 1ere place

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Mon premier ??? bornes...

Par yayoun - 16-11-2008 18:03:42 - 11 commentaires

    Aujourd'hui 16 Novembre, voilà exactement 48 jours que je me suis blessée et 41 jours que je suis au repos...La Yayoun tournant comme une lionne dans sa cage malgré de multiples activités de substitution commence à méchamment pété un plomb...

      9 Novembre: j'en ai marre, je me sens bien,je me connais mieux que ne me connaissent mes kinés, je recommence à courir. J'enfile enfin ma tenue, la genouillère, des semelles en attendant les vraies et je pars au jardin aux fontaines à Nimes. J'attends la barre fatidique des 13', je rêve, ça passe, pas de douleur...Je continue, surtout ne pas s'emballer...La douleur arrive à 34'. M'en fous, je suis contente, j'ai passé la barre psychologique des 13 minutes.

        Semaine du 9 nov au 16 nov: I am back: j'alterne 35' un jour, vélo et elliptique l'autre jour...Chaque matin, le test de mes 5 étages à descendre sans ascenseur me permet de m'assurer que j'ai pas trop tiré sur le tendon...

        15 novembre: mes parents arrivent pour courir les 30 kms de Jogg'îles...P*****, j'en ai ras le bol, moi aussi j'ai envie de courir et celle-là, j'aurais du la faire... Ras le bol d'annuler mes courses les unes après les autres...Marre de jouer les pom pom girls...Marre d'être de l'autre côté de la ligne d'arrivée...Marre de ne pas courir alors que les jambes me démangent...Marre d'entendre les autres me raconter leurs courses et de ne pas les faire...Marre, marre, marre: Alors c'est le moment de recommencer, de remettre le pied à l'étrier, je décide de m'inscrire sur le 5 km. 

         16 novembre: 7h30: moment des inscriptions: je ne sais pas quelle distance courir...Mon démon me dit de me lancer sur le 30 mais là je sais que ce n'est pas raisonnable...Surtout que j'ai quand même perdu au niveau cardio et au niveau musculaire. 21 km??? Non, pas raisonnable non plus...5 km: pas envie, c'est trop court, ça va partir vite et j'ai peur de me prendre au jeu de la compétition et de n'être ni prudente, ni raisonnable...En même temps, j'ai pas encore dépassé 35' et j'aurais le temps de faire mes 5 kms dans ce crédit temps que m'octroie Théophile (et oui, c'est le petit nom de ma tendinite: TFL m'a fait penser à Théophile et j'ai besoin de le nommer pour mieux lui exploser sa tête grave comme diraient mes 4e) . Et puis, la semaine prochaine, je fais la Rhône orientation avec le Castor, il faut que je vérifie ce que je vaux...10 kms???Ca pourrait être bien mais vais-je tenir???Et si mon genou bloque, comment je rentre???Et si j'arrive dernière parce que j'arrive plus à avancer???Et si...Et si... Et si...Ma mère me met un bon coup de pied au *** et me rappelle que la blessure, c'est aussi dans la tête...Et puis un petit démon partage l'idée avec moi que la vie ne vaut rien sans risque...Risque somme toute mesuré, ce n'est qu'un dix bornes...

         Oui mais voilà, c'est mon premier 10 bornes...J'ai fait des semis, des marathons, des trails mais je n'ai jamais fait un 10 km...J'ai l'impression d'être une débutante, de recommencer à zéro et accepter que c'est presque le cas n'est pas si facile que ça...

          Je croise Tounik, Langevine, Vial, David qui partent pour le 30 km...Je veux courir...Un copain m'apprend que le 15 fait en réalité 13,8...Et si je changeais mon inscription...Oui, mais la barrière psy des 10 bornes ne me paraît pas encore franchissable alors ce sera le 10 bornes,

c'est décidé. Je ne peux pas abandonner, pas cette fois...

         8h10: départ du 30 km, j'encourage, j'attends qu'ils repassent devant le départ au bout du 10km. 

         Je vois passer le départ du 21, du 15...Le mien est à 10h30 et le stress monte...J'ai l'impression d'être sur le grill...Si je dois abandonner, mon moral va en prendre en coup, si j'arrive dans les dernières aussi...Je sais que je suis blessée mais la pilule passerait mal...Ne pas s'inscrire, c'est pouvoir rêver de le faire sans se confronter à la réalité...Mais ne même temps, si je n'y vais pas, je ne saurais pas si je peux le faire..J'ai envie de me prouver que ça y est, je vois le bout du tunnel...J'ai nagé, pédalé, dansé, couru dans l'eau mais maintenant j'ai envie de courir sur la terre ferme et m'éclater...Je ne cesse de me répéter qu'il ne faut pas que je me laisse embarquer par la vitesse, que je dois le faire à un rythme bas...Je m'échauffe un peu mais en même temps, je ne veux pas griller mon capital temps course...Je fais les étirements du kine et ça y est, c'est l'heure de se placer dans le sas du départ...

      Je le confesse, je scrute les autres filles, me demande si celle-là, je peux la laisser derrière moi...Celle-ci court avec des converses, je dois arriver avant elle...Je discute avec un gamin de 14 ans dont c'est le premier 10 bornes, je suis au milieu du sas...Le décompte est lancé, ça fait six semaines que j'ai pas fait une compèt...5, 4, 3, 2, 1...GO

     C'est parti, musique dans les oreilles, bonnet rose vissé par dessus...je cours ou plutôt j'essaie, ça bouchonne devant mais ça permet de chauffer doucement. On fait le tour du lac, le terrain est un peu boueux...Je fais ce que je redoutais , je vais trop vite mais en même temps, c'est comme si on avait laché les chevaux...J'ai besoin de me défouler...En plus, je vois que je double des filles...Je remonte, je remonte mais je n'ai aucune idée de comment on gère un 10 bornes...Je passe les deux premiers en 4'...ça  ne va pas aller...Je vais beaucoup trop vite alors que je ne me suis pas réellement entraîné depuis presque 6 semaines...Je ralentis mais je continue à remonter...Les 13' passent...Pas de douleur, c'est bon...Le lac est sous le brouillard, on court sous un mélange de pluie et de bruine...Dommage, ça doit être bien plus joli sous le soleil...en plus, le terrain est assez boueux...Bon au moins, si j'ai mal au genou, je me jette dans la boue, ça me fera un cataplasme...

   Je continue de remonter, 3e km, 4e km...ça marche...je suis toute à la joie de courir et en même j'ai cette peur sous-jacente parce que ce Théophile, je commence à l'apprivoiser et c'est une sale bête, c'est un pervers, une saleté, une teigne qu'il faut que je domine...je peux ne rien sentir et soudain ilva surgir de nulle part et me mordre le genou, me vriller le tenseur jsuqu'à la fesse...Profiter mais rester priudente...5e km ravitaillement: surtout bien s'hydrater, Théophile est un soiffard, ne pas l'oublier...C'est bon la moitié est faite en 28'...mais je commence à la sentir arrivé, bien tapi derrière moi...Saleté...Qu'est-ce que je fais: j'abandonne ou je continue???

    Ras le bol, j'ai écouté mon corps pendant 6 semaines, je l'ai reposé, soigné, huilé, massé, ultra sonné (???), étiré, compexé (???), rééquilibré,  couvert d'argile...Maintenant, c'est le moment de reprendre...

   C'est tout le problème de blessure: savoir où est la frontière entre trop s'écouter et juste s'écouter???Là, la douleur ne m'oblige pas à marcher donc je continue...

   6e km, je commence à avoir mal...Mais ce n'est pas la tendinite...C'est simplement mes muscles qui retravaillent...C'est quoi ce sport de barbare que je tenais absolument à reprendre...ça fait mal aux cuisses, aux quadri, aux adducteurs...Pourquoi je ne voulais plus me reposer moi déjà??? J'étais bien dans mon lit, à dormir jusqu'à 10h parce que pas de course, à être au chaud et là, je suis levée depuis 6 heures, il pleut mais en fait, j'adore ça...

    7e km: mais tu vas voir qu'en plus je vais me prendre un point de côté...je rêve...comment j'ai pu courir un marathon il y a six semaines...Au même rythme qu'à Genève, j'ai des pulsations à 193 alors qu'il y a six semaines, j'étais à 172...N'y pense pas, avance, avance...Paf, un bon coup de couteau dans la fesse, en haut du fascia lata...Aie, ça fait mal dans les montées mais quand ça fait mal, prendre une foulée rasante, ne pas lever les genoux et plus j'accélère, plus la douleur passe...

    8e km: je colle une femme avec une casquette rouge et je m'interdis de la doubler...Prendre son rythme, pas plus vite, tu as une longue saison derrière...Surtout ne pas se réimmoboliser un mois...

    9e km: grave erreur stratégique de ma part...je sens l'hypo venir...j'ai tjs détesté les courses qui commencent aussi tard, j'arrive pas à trouver le bon mode d'alimentation...C'est pas le moment d'avoir les jambes qui  flageolent et puis, j'en ai marre de me brider, j'accélère...J'aurai pas du   ...je suis partie du principe que j'avais la caisse et pouvait me permettre un sprint d'une borne comme sur le marathon...Grave erreur, les jambes ne sont pas là, je tiens sur l'orgueil...cette femme avec les cheveux frisés, je l'ai suivi depuis 5 kms, cette fois-ci je me la fais...Je vois les tentes, je pense qu'on va tourner à droite pour aller vers l'arrivée...J'accélère encore, je vois ma mère qui me fait signe de ralentir...il ne reste pas 100m mais 600 en réalité...Grrr , je me suis faite avoir comme une bleue...Je finirais quand même en sprintant en jouant sur le mental et en sachant que sur les courses passées, j'ai tjs découvert des ressources bien cachées au moment de l'arrivée...Je passe enfin la ligne, ravie d'avoir fini cette course mais avec des jambes en fromage blanc...

    Bilan: 10, 2 kms, 55'28: je suis finalement assez contente de moi et en plus, maintenant, j'ai enfin un temps de référence sur 10 bornes qui pourra me permettre de mesurer les progrès avec la reprise de l'entraînement. Non, en fait je suis super contente de moi parce que ça fait du bien de refranchir une ligne d'arrivée sans que la souffrance prenne le pas sur le plaisir, de passer l'arrivée tout simplement...

              J'ai pris goût à cette distance...je pense qu'il y a moyen que je m'éclate dessus dès que je serai à nouveau en possession de tous mes moyens...

               Mon genou est encore fragile, il faut que je le glace en rentrant. 

               J'ai perdu au niveau cardio et au niveau musculaire: il va falloir reprendre d'abord en endurance et renforcer les muscles avant de recommencer un vrai programme: trois semaines d'arrêt complet, il faut compter 6 semaines pour que je retrouve mon niveau.Mais j'ai aussi tenu 10 bornes en ayant pas couru depuis cinq semaines...

                J'ai pris une décision: à voir dans mon prochain billet...

 

    Bilan à arrivée + 7h: je suis aussi claquée que si j'avais fait 40 bornes...Je sens un peu mon tendon mais beaucoup beaucoup moins qu'au début de ma convalescence et surtout je renoue avec les courbatures...

    vendredi j'ai mes semelles, des nouvelles baskets et je serai de nouveau à l'attaque...Mais j'ai bien compris la leçon: courir avec modération, avoir une bonne hygiène de vie et surtout se reposer, récupérer pour mieux courir...

 

 

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Obamania: Yes, we can... Le nouveau Messie?

Par yayoun - 06-11-2008 18:05:06 - 12 commentaires

   J'ai voulu vous faire partager ici une chronique que j'ai trouvé très drôle, décalée, provocatrice mais très réaliste. Il s'agit de la chronique "Il était une mauvaise foi" de Jean-Pierre Gauffre...Bonne lecture: 

Ca y est, Barack Obama est élu... Et attendu comme le messie... Mais justement, n'est-ce pas un peu trop lui en demander ?

Croyez-moi ou pas, mais le monde a déjà changé depuis 24 heures... Il y a des signes visibles... Et tout ça par la magie de l'élection de Barack Obama... Regardez, le soir même de son élection, à des milliers de kilomètres de là, par ce qu'on appelle l'effet papillon, l'Olympique de Marseille gagnait son premier match de la saison en ligue des champions... C'est bien la preuve que désormais, tout devient possible, même l'impensable, l'inimaginable... Yes, we can...

Le monde va changer, c'est certain... Grâce à ce qui s'est passé lors de cette journée magique, historique, du 4 novembre, grâce à Super Barack, l'aveugle verra, le paralytique se lèvera, le sourd entendra, le con comprendra... Même le raciste n'aura plus peur dans le noir... Yes, we can... Et ce n'est pas fini... Le mécréant croira, le terroriste se repentira, le pollueur nettoiera la planète, le pauvre mangera à sa faim car le riche lui donnera la pince gauche de son homard, le banquier accordera des crédits à tous ceux qui en ont besoin, le Tour de France cycliste se courra enfin à l'eau claire... Yes, we can...

Et ce n'est pas fini... La paix tuera la guerre, l'Israélien épousera la Palestinienne, la vache ne sera plus jamais folle, le soleil brillera toujours en juillet et en août à Houlgate pour les vacances, les prisonniers de Guantanamo seront traités décemment, les Chinois surferont librement sur Internet, le parti socialiste aura un nouveau premier secrétaire, je n'aurai plus de cholestérol... Yes, we can...

Et ce n'est pas fini... Les biocarburants supplanteront le pétrole, on ne torturera plus les animaux dans les laboratoires, on supprimera les émissions de télé-achat, on ne lapidera plus les femmes adultères en Somalie, je ne m'entaillerai plus les doigts avec un tournevis en montant une commode de chez Ikea, les hommes vivront d'amour, il n'y aura plus de misère, les soldats seront troubadours... Et nous, nous serons morts, mon frère... Yes, we can...

Personnellement, mon patron me donnerait un pareil programme, qui a quand même des allures de travaux d'Hercule, avec toute la planète qui me regarde pour voir si je vais jusqu'au bout, je ne considérerais pas ça comme un cadeau, encore moins comme une promotion... Parce qu'un messie planétaire, qui marche sur l'eau et multiplie les pains, on a déjà eu ça, il y a longtemps, et ça s'est mal terminé, pour le messie et pour ceux qui croient toujours en lui... Comme quoi finalement, malgré les apparences, il n'y a pas grand-chose de nouveau sous le soleil... Dans les pays occidentaux, dès que le boulot est crevant, on le confie toujours aux Noirs... Mais évidemment, vous n'êtes pas obligés de me croire...

 

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