KikouBlog de yayoun - Octobre 2008
yayoun

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Archives Octobre 2008

Course en eaux profondes

Par yayoun - 28-10-2008 16:13:17 - 10 commentaires

    Mon magasin de course préféré m'a donné un nouvel agenda du coureur qui commençait lundi...J'ai décidé que c'était le moment de faire table rase du passé, de la période de repos et de reprendre un minimum d'activités en accord avec mon kiné, à défaut de la course à pied. 

    Lundi: 1h30 de muscu et étirements: bilan: aujourd'hui, pas de douleur supplémentaire donc j'ai le feu vert pour continuer. 

    Mardi: je décide que l'eau va devenir ma meilleure alliée et je commence ma matinée par une heure d'aquagym dans mon club de sports...Avec mon frère, on a l'habitude de se moquer des cours d'aquagym. Ma mère, dans une autre vie, en donnait et petits, nous y assistions sur la plage de la piscine tout en nous moquant des vieilles dames présentes...Déjà, cette constante n'a pas changé...Moyenne d'âge dans le bassin: V3. En même temps, je peux vous dire qu'après une heure à faire des vagues dans l'eau, je leur tire mon chapeau à ces V3. Je prends le même matériel que tout le monde: deux frites et deux énormes haltères et le cours commence. C'est parti pour une heure de cardio et de muscu dans l'eau. Je reste très à l'écoute de mes sensations...Ca fait mal, mais de la bonne douleur, celle qui montre que le corps travaille, pas celle de la tendinite...L'ambiance est sympa mais je ne comprends pas comment ils arrivent à faire les exercices sans bouger dans la piscine...Si je fais des battements, j'avance dans l'eau. J'ai l'impression d'être une auto-tamponneuse dans une maison de retraite...Paf, je tape une frite...Là-bas, un haltère me remet dans ma direction...Pfff, pas si facile cette sissi-classe...J'ai les bras qui brûlent, je transpire alors que je suis dans l'eau et là, on passe au pire, les abdos...Pfff, j'ai pas d'abdos...Même la doyenne lève ses jambes plus haut que moi....Mais c'est de la triche, elle a des pieds plus grands que les miens, elle a besoin de moins d'efforts pour les faire sortir de l'eau... Enfin, fin du cours: le bilan est bon, j'ai fait ma muscu, chose qui va devenir un passage obligatoire...

    En effet, dans mon cas personnel, ma tendinite viendrait d'un décalage de mon bassin et de ma cheville. Concernant le bassin, mes abdos et mes lombaires sont insuffisants pour le maintenir dans le bon axe donc je ne couperai plus à la PPG...L'avantage, comme le soulignait Ptijean, c'est que dans mon maillot d'aquagym, je vais avoir des abdos en béton...

   Contente de ce bon déroulement des choses, j'avise une ceinture de flottaison et me dis que, tiens, je vais tester l'aquajogging...Les V3 partent manger, j'ai une piscine de 20 m pour moi toute seule...D'un côté, les nains du jardin d'enfants me regardent mais sont de toute façon trop petits pour juger ce que je fais, de l'autre, j'ai droit à quelques regards curieux des musclors sur leurs machines mais leurs regards se reconcentrent rapidement sur les différentes paires de fesses qui passent à leur portée...

   Les premières longueurs sont assez marrantes...Ca doit faire 22 ans que je n'ai plus porté ce genre de ceinture...Je penche vers l'avant, vers l'arrière, j'ai du mal à trouver mon équilibre et surtout, c'est assez étonnant de ne pousser sur rien...Je branche le chrono, le prof m'a laissé la musique et c'est parti... Moi qui évite les stades pour ne pas faire de tours de pistes, je me retrouve à faire des tours de piscine encore plus petits...Cela dit, je m'en fous...Je cours...Je passe la barrière psychologique des 13 min....Aucune douleur...Je continue donc à la sensation...D'ailleurs, question au lecteur: est-ce que je peux utiliser ma ceinture cardio dans l'eau ou je vais la ruiner?

    C'est très curieux comme sensation. J'ai l'impression d'être Pinocchio dans les mains de Gepetto. Un marionnettiste me tire le crâne, le dos vers le haut...Au bout de 20 longueurs, je commence à maîtriser le style...je ferme les yeux, imagine que je suis sur la terre ferme et ça vient tout seul...Je suis en apesanteur...j'ai l'impression d'être dans un film à l'eau de rose...Je cours au ralenti vers mon amant: le bord de la piscine...Tout mon entraînement est un ralenti mais cela me permet de vraiment me concentrer sur le geste technique et de préparer le mental. 

    Bilan: 45 min de course...C'était dans l'eau mais c'était le même geste et ça fait un bien fou au mental d'à nouveau monter en intensité au niveau du cardio, de faire le mouvement de course sans aucune douleur, de transpirer, de consommer de l'énergie, de sortir en ayant mal aux jambes (mais la bonne douleur). 

   Demain, après avoir lu tout ce que j'ai trouvé sur l'aquajogging, j'y retourne. Je suivrais mon programme dans l'eau tant que je ne pourrais pas le faire sur la terre ferme...

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1er RDV Kiné

Par yayoun - 27-10-2008 19:56:37 - 9 commentaires

 Et voilà, après huit jours de repos complet, retour au centre sportif. Premier constat: j'ai l'impression que l'arrêt de la course a réveillé dans mon corps toutes les douleurs dissimulées jusque là par ma production d'endorphines... Du coup, j'ai mal dans des endroits qui me semblaient tout à fait sain jusque là. 

    Je pars au centre sportif, pleine d'espoir. Je compte sur le kiné pour me dire enfin quel sport je peux pratiquer sans risque et puis, tant qu'à y être, je le confonds un peu avec un magicien, j'espère que d'un coup de baguette magique ou de toucher magique, tout rentrera dans l'ordre. 

    Première rencontre: je l'avais repéré, il est vraiment pas moche et ça ne va pas être évident...

   On discute, il me tutoie tout de suite ce qui ne me met pas spécialement à l'aise. Je lui explique mon problème et puis cet ordre: déshabillez-vous!

Oh là, beau gosse, on peut peut-être faire connaissance avant, discuter de nos centres d'interêt...Avons-nous besoin de nous dispenser aussi rapidement de toutes les civilités d'usage???Ai-je l'air d'une fille facile??? Mais bon, de bonne grâce, je m'exécute...

Mince, j'ai encore mis un boxer à la con avec de belles grosses fleurs bleues (note pour plus tard: faire attention à ce que je porte au prochain rdv ) Et c'est parti pour 30 min de palpation en tous genres, de massages...Et bien, vu sa façon de se pencher sur moi, heureusement que ce n'est qu'au genou que j'ai mal...Mais je me demande si je n'aurai pas un début de pubalgie )...Il me tire les jambes dans tous les sens, regardent l'alignement de mes chevilles tout en me questionnant sur ma vie...Etonnant comme première approche...Mais bon, je suis une personne ouverte....

   Quand soudain, alors qu'il passe en revue chaque millimètre de mon ligament...Aiiiiiiiiiiiiiiiiiie! Et là, ça vous fait mal? Euh oui!!! Et là? Euh mon gars, t'as beau être mignon, si t'enlèves pas ton pouce de là, c'est mon genou dans ta belle gueule que tu vas prendre (ben oui, la Yayoun ne réagit pas très bien à la douleur). Diagnostic: c'est bien une TFL....Bon ça, je le savais déjà....

    La mauvaise nouvelle: je l'ai aux deux genous...Deux semaines de repos et je la déclenche à gauche. Super, je viens de me rendre compte d'un schéma récurrent dans ma vie: à chaque mec, je me fais une articulation ou un os: un tibia droit, une cheville droite, un genou droit, un genou gauche...Si je respecte cette constante, au prochain, je me fais la cheville gauche...Ca pourrait devenir utile d'avoir un kiné sous la main...Au moins, il pourra toujours soigner mon articulation...

   Bilan: et bien, mon cher kiné, je vais vous voir encore plus souvent que mon mari virtuel: 3 fois par semaine et ce pendant au moins deux-trois mois...Là, j'hésite entre la joie ( et bien au bout de tout ce temps, je vais tout savoir de lui) et la crise des nerfs (trois mois sans courir) mais il me rassure immédiatement: on va vous la faire courir cette saintélyon: ok alors on fait un pacte: je la cours et la finis: je vous offre un resto pour vous remercier, je ne peux pas la courir, vous me devez un resto...Pas mal comme idée...

   Prochains RDV: mardi: ostéo: j'ai selon le kiné le bassin qui est décalé ....

                         mercredi: kiné + podologue

                         jeudi: kiné

                         vendredi: kiné

Je vais pouvoir faire un gault et millault des soins médicaux....

Mais si ça me permet de recourir....

Enfin, concernant la reprise du sport, j'ai le droit de faire tout ce qui ne me fait pas mal: natation, muscu, aquagym, stretching...A la moindre douleur, je dois arrêter...

     Du coup, ce soir: une heure et demie de PPG avec haltères et élastiques entrecoupée d'étirements très fréquents maintenant que j'ai appris à étirer mon tenseur du fascia lata: musculation des adducteurs, abducteurs, quadri, ischios, abdos, lombaires, pompes...Apparemment, le meilleur moyen de prévénir les récidives de TFL, c'est de muscler mes adducteurs et abducteurs et pour éviter que mon bassin se décale davantage, rien de tel que le gainage...Petitjean, je suis ton conseil...Dans deux mois, on peut faire un concours de pompes     

     Demain, je pars squatter les cours du 3e age et fréquenter les bonnets de bains à fleurs, je sens que je vais m'éclater...

P.S: papa, maman, je sais que vous lisez mon blog, évidemment les faits sont exagérés ici: mon kiné est très bien, très professionnel et je ne l'embrasserai que s'il me permet de recourir...

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No it isn't over...

Par yayoun - 22-10-2008 14:25:30 - 5 commentaires


Publicité Intersport - Le Vestiaire
envoyé par Groupe_Intersport
 
Ceci n'est pas pour faire une quelconque publicité mais simplement pour vous faire partager un clip qui me parle beaucoup en ce moment...
No, it isn't over
You can make it back some other day
You've got what it takes to win the game
But no it isn't over
Don't stop it isn't over
it will help a little if you work again
Show them your sport
Remuscle this game
Remember the victory the cheering crowd
You need it

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Des signes venus des étoiles

Par yayoun - 21-10-2008 18:58:40 - 12 commentaires

    Depuis quelque temps je l'avoue, j'avais le moral un peu dans les chaussettes: impossible de courir, de pédaler, obligation de se reposer en comptant les jours de repos les uns après les autres et en imaginant tous les jours de préparation qui auraient du être à leur place...Bien sûr, il y a des choses plus graves mais la Saintélyon est une course importante pour moi et la voir s'éloigner de jour en jour, c'est pas très agréable...Cette après-midi, j'en étais même venue à dire à mes collègues que finalement, je ne la ferais peut-être pas...Bref, le négatif avait pris le pas sur le positif...

    Profitant de ma pause entre midi et deux, je continue mes recherches sur les tfl...Cela me donne l'impression de maîtriser la situation et de faire quelque chose...Je tape donc TFL dans le moteur de recherche de Kikourou (que j'ai enfin trouvé: merci Jérôme et le Castor) et je tombe sur un sujet intéressant intitulé: Tendinite et Saintélyon.

   Et là, j'aperçois le visage rayonnant de bonheur de cette étoile que nous sommes nombreux à porter au creux de notre camelbag, Lolo et je lis son message: 

En prépa de Saintélyon j'ai fait Jogg'iles le 18 novembre (30kms) j'ai voulu aller un peu vite et j'ai ressenti une douleur au genoux... rendez-vous chez le médecin.. tendinite à la patte d'oie... 10 séances de kiné... une par jour... traitement par ionisation... plus médicamentation la veille et le jour de la course... à faire chez moi : 3 * 20 mn de glace par jour + des étirements doux.

En plus sous les conseils d'Oizo j'ai changé mes pompes... beaucoup trop larges... pas de stabilité.

Lolo_pleine_d'espoir_ki_croise_les_doigts

 

           Lolo, je l'avais rencontré il y a un an presque jour pour jour au Marseille-Cassis à un moment un peu plus difficile de ma vie...Ma relation de couple avait moins tenu le coup que mes jambes et j'avais plus envie d'y aller à cette course...on devait la faire à deux, plus envie de la faire seule...Et bien, elle me motivera quand même pour venir, me disant que je ne vais pas me gâcher l'une des plus belles courses simplement pour un garçon et au lieu de la faire seule, et bien j'y ai rencontré Lolo, Béné et Laurent. Puis Lolo, je l'ai revu à la Saintélyon...On partage le repas ensemble...je me souviens de son papa au milieu de ses cartes qui nous montrent la route à prendre pour rejoindre son relais...Je me souviens aussi de ce défi fou qu'elle s'est lancé avec Jepipote qui n'a jamais couru plus de 21 km: finir cette saintélyon en solo...Enfin, je me souviens de sa poche de camel pleine de dragibus et de fraises tagada parce qu'Haribo c'est bon la vie...Et Lolo, cette course, elle l'a fini, elle l'a fait. Enfin, souvenir plus triste, plus douloureux, je me souviens de son enterrement, de son dossard de la saintélyon accrochée à sa photo et surtout je me souviens de ce message qu'elle nous a laissés: ne jamais baisser les bras, se battre jusqu'au bout. 

          Alors je lis son 2e message, écrit quatre jours avant la sainté lyon: 

Les séances de kiné m'ont fait du bien... la glace aussi, je suis super confiante car mon kiné l'est aussi... donc je positive... mon médecin m'a prescrit des anti-inflammatoires (1 voltarène LP par soir à compter de ce soir) et plus que 2 séances de kiné.

On verra samedi. De toutes les façons, mon papa me fait l'assistance, si j'ai trop mal j'arrête et il me récupère. Mais j'aurai tout fait pour que ça marche.

Lolo_ki_YYYYY_croit

 

Et j'y lis ces mots: je positive, je suis super confiante car mon médecin l'est uassi et surtout cette phrase magnifique: "mais j'aurai tout fait pour que ça marche". 

   A ce moment là, en salle de prof, je regarde là-haut, des étoiles perlant dans les yeux et je lui dis merci, merci de m'avoir envoyé ce message et je me dis aussi: 

Cette saintélyon, je n'ai pas dit mon dernier mot. Moi aussi, je veux tout faire pour que ça marche. Si c'est pas bon, tant pis, ce n'est qu'une course...Mais au moins, je veux tout faire pour que ça marche. Alors Béné, accroche toi, entraîne toi parce que je compte bien la courir cette course et mettre toutes les chances de mon côté pour la finir et pour qu'on la finisse ensemble. 

     En plus, 2e signe, je me perds dans Saint Etienne en allant en formation (et ceux qui connaissent sauront que vu mon sens de l'orientation légendaire, je ne l'ai pas fait exprès) et j'arrive sur la ligne de départ de la sainté. 

    Enfin, 3e signe, dans ma boîte, le DVD du Mont Blanc pour me rappeler ce que j'ai déjà été capable de faire par le passé alors que deux mois avant, j'affichais une entorse grave avec déchirure des ligaments...

   Alors, non, je ne vais pas baisser les bras, au contraire, je vais les lever très haut, prendre le problème à bras le corps et après le temps de l'analyse qui m'a permis de comprendre les raisons de la blessure et m'évitera de la reproduire, il est temps de s'occuper des remèdes...

   Bien sûr, je resterai prudente mais I am back et je compte bien mettre toutes les chances de mon côté pour que ça marche afin de pouvoir dire comme Laurence: si j'ai trop mal, j'arrête mais j'aurai tout fait pour que ça marche". 

   Oui Laurence, j'ai compris le message, je n'abandonne pas. 



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Un peu de douceur pour finir le week-end...Un thé, un carré de chocolat et un livre...

Par yayoun - 19-10-2008 19:07:07 - 1 commentaire

Extraits:

" Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t'aime.
Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps.
Il me sembla qu'elle nous souriait, la petite phrase.
Il me sembla qu'elle nous parlait :
- Je suis un peu fatiguée. Il paraît que j'ai trop travaillé. Il faut que je me repose.
- Allons, allons, Je t'aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pieds.
Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi.
Tout le monde dit et répète "Je t'aime". Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver. "

Erik Orsenna, La grammaire est une chanson douce

 

"Depuis quelque temps, déjà, autour d'eux, le mot rôde, guettant le moment, qui ne peut pas tarder...Et en effet, le voici... ce qui pouvait se contenter de se réfugier dans la grisaille protectrice des paroles les plus ternes, les plus effacées, est devenu si dense, intense, cela exige une place à soi, toute la place dans un vaste mot solidde, puissant, éclatant...

    Et le mot est là, tout prêt, le mot "amour", ouvert, béant...ce qui flottait partout, tourbillonnait de plus en plus fort s'y engouffre, se condense aussitôt, l'emplit entièrement, se fond, se confond avec lui, inséparable de lui, ils ne font qu'un...

     Le mot "amour" entouré d'un halo de lumière, tel l'ange annonciateur est entré...il est reçu avec la même soumission, la même résignation, la même humilité, la même joie timide et la même crainte.

     Le mot "amour" est entré, apportant la connaissance, détruisant l'innocence...et aussitôt les humbles paroles échangées perdent leurs vides parcourus d'à peine perceptibles tremblements...elles deviennent toutes plates, inertes...des voiles dont l'amour n'osant pas se montrer pudiquement dehors se recouvre. 

      Elles sont des camouflages à l'abri desquels, prudemment, hésitant à s'exposer, il se dissimule...elles sont tout ce qu'il parvient à trouver pour le plaquer sur soi, s'en faire une carapace...Mais sous la poussée irrésistible de sa croissance, sous la puissance de son expansion, elle craque, éclate, les paroles disloquées s'éparpillent...et du silence au-dessus de leurs débris qui gisent dispersés le mot "amour se dégage...

       Peu nous importe lequel des deux...mais ils portent aussi maintenant, mais nous pouvons maintenant leur donner à eux aussi un nom...lequel des deux amoureux en premier le prononce. Le mot "amour" est là, en eux, tout prêt à déborder, ils l'ont tout au bord des lèvres. 

      Le mot "amour" et ses dérivés, "je vous aime, je t'aime, nous nous aimons"...quand ils sont prononcés, quand ils sont répétés, comme les paroles des prières que des voix innombrables à travers les âges de génération en génération ont récitées, répandent la sécurité, l'apaisement. 

     Celui qui après tant d'autres, avec tant d'autres les prononce, accepte humblement d'être l'un d'entre eux, de n'être qu'un parmi eux. 

     Le mot "amour" passant de l'un à l'autre accomplit ce miracle: des mondes infinis, fluides, incernables, insaisissables prennent de la consistance, deviennent en tous points semblables, faits d'une même substance. L'"amour" est en chacun d'eux. 

    Le mot "amour" quand il monte aux lèvres des amoureux, quand il se montre au-dehors, est comme le pavillon aux armes du souverain, qu'on hisse sur un palais pour signaler que l'hôte royal est arrivé, qu'il est là, dans ses murs. 

     Un palais jusqu'ici désaffecté, aux mornes salles inhabitées, qui maintenant s'anime, resplendit, nettoyé, frotté, poli, repeint à neuf, empli de toutes choses magnifiques que l'"amour" rassemble...

    Certains de ceux qui ont la chance de résider dans une de ces splendides demeures au milieu de tant d'oeuvres d'art rassemblées permettent par moment aux badauds admiratifs et respectueux, attroupés devant leurs façades fermées, d'y pénétrer, de défiler silencieusement, de s'extasier..."

  

N. Sarraute, Le mot amour in L'usage de la Parole, 1980.  

 

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Aventure en eaux profondes

Par yayoun - 19-10-2008 12:21:06 - 5 commentaires

      Vu mon expérience d'hier, il est clair que je ne peux pas courir et je suis interdite de vélo...Sauf que, si je ne fais rien, je vais devenir folle...Devant moi se projette le fantôme de ma nouvelle silhouette: 20 kgs en plus, des cuisses informes, des muscles devenus invisibles qui ne cessent de disparaître, tous mes efforts envolés, retour à la case zéro....Ah, mon Dieu, non, il faut que je fasse quelque chose. Direction la piscine...Je n'ai pas nagé depuis cet été. On va voir ce que ça donne, il est temps de s'y remettre:

   Arrivée à la piscine: 15 minutes de marche rapide. Ca ne fait pas mal. J'obéis au médecin et suis la règle du repos relatif: je fais les choses tant que je n'ai pas mal: premières douleurs, j'arrête. Dans ma grande naïveté, j'imaginais le Français pas ou peu sportifS et donc je pensais que la piscine serait vide à une heure aussi matinale un dimanche matin...Ah, comme je regrette le temps béni où la France était catholique et que les familles se rendaient à la messe le matin laissant une piscine vide à disposition...Aujourd'hui, on se croirait dans les Gremlins...Horreur, ô désespoir, des schtroumpfs de partout qui se multiplient au fur et à mesure qu'ils touchent l'eau...Eh oui, il faut bien que je l'admette, la piscine est devenue the place to be le dimanche matin...c'est l'after des familles...Youpi!!!

   J'emprunte un pull boy à deux gamins qui ont décidé d'en faire une pyramide flottante...Ce magnifique objet, ce truc que je n'ai jamais su prononcer: plu boy, pu boy, ce truc sans nom va devenir mon meilleur allié pour les prochaines semaines...

    Je pénètre enfin dans les eaux profondes du bassin...Beaucoup moins peuplés, les schtroumpfs n'ont pas pied et si d'aventure, ils osaient pénétrer dans ce domaine réservé au nageur, un coup sous l'eau, une bonne tasse de javel au petit déjeûner et l'envie leur en passera...Oups, excusez moi, je ne l'avais pas vu en crawlant...Loin de moi l'idée d'avoir voulu lui enfoncer la tête sous l'eau...

    Je vois une  ligne de nageur...Super, je vais pouvoir y aller. J'arbore mon maillot Laura Manaudou...Sur les fesses, il est écrit: Catch me if you can...J'avais jamais dit qu'il fallait prendre la phrase au mot...La ligne de nage est digne du périphérique aux heures de pointe sauf qu'on n'est équipé ni de clignotants ni de rétroviseurs...Paf, une main sur les fesses, ting, un coup de pied dans les seins (très douloureux soit dit entre parenthèses) et le pire, le coup de palme dans le mollet...Grr, je vais commencer à m'énerver...Je suis venue pour m'occuper de ma blessure...Manquerait plus qu'un coup perdu m'explose le ligament...

     Histoire de ne pas bouillir dans l'eau, j'explique à ces gentils nageurs que la ligne d'eau, c'est pas fait pour celles qui nagent la tête hors de l'eau de peur de mouiller leurs brushs avant le repas de famille, ni pour celles qui nagent l'une à côté de l'autre en discutant de leurs semaines et le mur n'est pas un salon de thé mais il sert à pousser et si ça continue, je vais prendre appui directement sur leurs ventres....En plus, les règles sont clairement affichées...il suffit de lire.

     Enfin, après m'être débarassée des gremlins, des requins et des baleines, je peux m'aventurer à mon tour dans le grand bleu (il faut bien un peu d'imagination pour rendre la piscine attrayante) et là c'est parti pour 400m avec le pull boy. Tout bénéf, je n'utilise pas ma jambe et je me fais un dos d'enfer...La brasse m'est interdite...Aie, moi qui ai du mal à tenir la longueur en crawl...Ben  là, je vais m'épater moi-même...C'est reparti pour 400m crawl sans le pull boy...Enfin une activité où la douleur n'est pas là, je m'accroche et je ne vais pas la lâcher de sitôt...Je répète trois séries de 400m pull boy, 400m crawl et je tente un peu d'aquajogging...Même pas mal...

   Bilan: 2km5...Pas si mal pour une reprise...Plus en tous les cas que ce que j'ai pu courir hier...

     Et bien au moins, si je ne cours pas la Saintélyon, je serai toujous prête pour la saison de triathlon...

Ce qui est sûr, c'est que ça fait du bien au moral d'avoir trouvé une activité à faire...Demain, j'y retourne...et armée...Je tente les palmes...Et c'est même pas parce que le maître nageur est mignon...

    Et maintenant direction la douche...Parce que je ne sais pas si je préférais l'odeur de sueur post course ou l'odeur de Javel...

Spéciale dédicace pour le Lutin et Epitaphe: 

Demain, j'enlève les palmes...

 

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13 minutes...

Par yayoun - 18-10-2008 12:34:14 - 8 commentaires

     Optimisme du week-end: j'ai respecté les huit jours de repos...Je décide de tenter une petite sortie tranquille. 

Je rechausse enfin mes running, enfile ma tenue et pars profiter du soleil. Je m'échauffe en marchant de plus en plus rapidement, arrive sur les quais et commence à trottiner. Je ne peux même pas dire courir...Si je ralentis encore, je tombe. Je me ferai dépasser par des vieilles avec leur déambulateur . Deux minutes ça tient, 4 idem...je commence à prendre confiance mais je n'accélère surtout pas...

    10 minutes: je sens la douleur: elle est là, tapie dans l'ombre, prête à choper mon genou et à me mettre KO...Mon genou est un rapide, limite précoce...il ne résistera que 13 minutes à ces assauts charmeurs...13 p*****de minutes, 13 minuscules petites minutes où j'ai pu goûté au bonheur de recourir avant de devoir arrêter et rentrer en marchant. 13 f****** minutes qui m'ont permis de basculer de l'optimisme du week-end à l'obscurantisme et au scepticisme...13 *@$µ#~@ de minutes qui ont éloigné de moi tous mes objectifs...

   Alors celui qui est en train de planter des aiguilles dans mon genou sur ma poupée vaudou est prié d'arrêter immédiatement car ça commence à sérieusement m'agacer  

Bilan: je vais aller nager à la place: au pire, je rejoindrai saint-étienne à Lyon par les voies fluviales...

Mais comme je l'ai lu récemment dans un ouvrage de course à pied, tous ces petits désagréments sont mineurs si on les compare à la détresse du monde. On ne doit jamais oublier que l'on a une chance extraordinaire d'accomplir avec ses deux jambes et toute sa tête une telle aventure lorsque la moitié de la planète donne toute son énergie à se nourrir ou à défendre ses libertés. Alors que représentent 13 minutes? Que représentent dix heures à galérer dans un chemin la nuit???

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Visite au centre sportif

Par yayoun - 16-10-2008 18:24:56 - 7 commentaires

     Petit retour en arrière: un entraînement intensif, un marathon puis enchaînement sur l'Arrancabirra, un manque de sommeil chronique et puis jeudi dernier, un entraînement qui tourne au cauchemar...15 minutes de course et une douleur au genou en pleine montée de Fourvières comme si on avait remplacé mon ligament externe par un os.

Je m'arrête, je marche, p***** ça fait mal, qu'est ce que c'est que ça? Je continue plus tranquillement et la douleur commence à jouer au chat et à la souris: elle disparaît, je réaccélère, elle revient...J'arrive pas à la semer. 

   Prudente (???), j'écourte la sortie et rentre chez moi en marchant...Je glace mon genou, le masse avec la gaulthérie mais la douleur reste là, tapie dans l'ombre, je la sens prête à attraper mon genou au moindre effort...Toute la nuit, elle est sous-jacente. Le matin, je pose le pied par terre...Aie, aie, aie...Difficile de marcher, la descente des escaliers n'est pas terrible non plus. Je boîte toute la journée...je n'aime pas ça du tout...je n'arrive pas à plier mon genou. Je passe mon appel de détresse sur kikourou et là, c'est formidable, on me répond immédiatement et rdv est pris au centre sportif de Gerland pour aujourd'hui, histoire de voir ce que ça peut bien être. 

    Pendant la semaine: flector tissu gel, mélange Gaulthérie, arnica, hélichryse, eucalyptus citronné et amande douce, cataplasme d'argile verte...je me transforme chez moi en alien vert enroulé dans du papier d'emballage...génial!

    Aujourd'hui: la douleur est toujours là après  20 min de marche, sur certains mouvements donc direction le centre sportif. Découverte des lieux: formidable, tout est sur place: médecin du sport, kiné, podologue, dentiste (très utile pour les tendinites), nutritionniste, préparateur mental...

   Mon médecin: médecin de l'OL depuis 2006: il me semble que je peux lui faire confiance et lui confier mon genou. 

Description des symptômes, palpation, tests, passif sportif et le verdict tombe: TFL plus connu sous le nom de syndrôme des essues-glaces...en plus, il pleut dehors ça tombe bien...

    Première inquiétude: j'ai la saintélyon dans 7 semaines et demie, c'est tjs possible: réponse, c'est toujours possible mais il va falloir être très rigoureuse dans l'hygiène de vie...tout est lié. 

   Donc ordonnance: repos- huit heures de sommeil par nuit- alimentation équilibrée pour donner toutes les armes à mon corps pour bien réagir. 

           Séances de kiné+ostéo+semelle: la totale pour éviter que cela revienne régulièrement...Manifestement, mon entorse de la cheville droite a désaxé mon ligament qui vient maintenant frotter sur l'ergot osseux du genou (quelqu'un peut me dire quel est le couillon qui a décidé qu'il fallait un ergot osseux à cet endroit??? il sert à rien et en plus ça fait mal...)Donc, il va falloir replacer tout ça...

        Seul avantage: j'ai un beau podologue métis aux yeux bleux et un kiné qui n'est pas moche non plus( faut bien voir le côté positif des choses vu que je vais passer un certain temps avec eux...)

          Bilan: il me reste encore trois jours de repos complet (ça tombe bien je suis en we), même pas de vélo ou natation et je retente la course dimanche matin très tranquillement...Début des séances: dix jours...je vais profiter des vacances pour tout remettre d'aplomb....

        Je croise juste les doigts pour que la saintélyon ne s'envole pas...Et le seul moyen pour que je la cours, c'est d'être prudente et patiente (ce qui n'est pas mon fort)...

       Vais-je tout perdre après deux semaines de repos? Aurais-je assez d'entraînements???Je commence à m'y habituer, c'est la 2e fois que je me blesse à deux mois de mon objectif principal 

    Alors soit je choisis de déprimer sous la couette, prends dix kilos (ce qui n'arrangera pas mon problème), ai le moral dans les chaussettes, soit je croise les doigts, je bois de l'eau, mange cinq fruits et légumes et vais au lit à 22h ...

   Face aux situations délicates, l'important n'est pas ce qui va se passer mais comment tu vas réagir...

   Je rentre du maraîcher...

Je suis preneuse de trucs et astuces de coureurs...A vos claviers...

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Un rayon de soleil venu du Cambodge...

Par yayoun - 14-10-2008 18:55:26 - 8 commentaires

           Retour du boulot après deux heures d'embouteillage...J'ouvre ma boîte aux lettres (ou plutôt ma boîte à surprises) et là, j'aperçois une enveloppe blanche avec son liseré bleu-blanc-rouge...Mon coeur se met à accélerer: soit c'est les Etats Unis soit le Cambodge, soit les Kennedy soit Sam Pine, dans les deux cas, cela me fait très plaisir. Rapide regard au timbre: Cambodge...Super, une lettre de Sam Pine. 

      Sam-Pine est ma filleule depuis 5 ans. Je profite de la tribune que constitue ce blog pour vous parler d'une association qui me tient à coeur: Les enfants du Mékong (www.enfantsdumekong.com) ...Des associations de ce type, il y en a des milliers d'autres et toutes font un boulot formidable...qui passe par ce lien unique: le parrainage. Plutôt que d'en vanter les mérites avec des arguments connus, je vais vous parler de mon expérience personnelle.  Il y a 5 ans,j'ai décidé de parrainer un enfant du tiers monde pour des raisons évidentes que je ne souhaite pas développer ici. Je suis passée par cette association car elle m'avait été recommandée par une amie de ma mère. Je n'ai pas choisi quel pays, quel enfant, j'ai laissé faire le hasard...Et j'ai rencontré Sam Pine, une jolie jeune fille de 8 ans qui vit à Pnomh Penh avec sa mère et ses deux soeurs. Mon parrainage (21 euros par mois: à peine le prix d'un resto) lui permet d'aller à l'école, d'avoir des fournitures, des vêtements, un repas par jour et des soins médicaux soit moins concrètement mais de manière plus claire de vivre une vie d'enfant, d'avoir accès à l'éducation (vous imaginez combien cela m'importe!) et aux soins. 

    Quand j'ai commencé, ce qui m'a frappé, c'est qu'elle travaillait dans une usine de bonbons. Cette "gamine" passait ces journées à fabriquer ce que dévorent nos gamins sans même se rendre compte de la chance qu'ils ont ...

    Au début, elle ne savait ni lire, ni écrire. Ses premières lettres ont été des dessins, de très jolis dessins qu'on se plaît à regarder, à conserver et à imaginer avoir été dessinés par une petite fille à 12000km qui découvre pour la première fois les joies de l'école. Puis les lettres sont devenues d'abord de courts mots manuscrits à l'écriture hésitante qui me permirent de découvrir un nouvel alphabet, une graphie exotique qui me transporte à chaque fois que je la lis ou plutôt contemple...Ensuite, au fur et à mesure de ses progrès, les lettres sont devenues plus longues et j'ai découvert une vie qui m'était totalement étrangère, une culture différente. Elle m'y a raconté des cérémonies religieuses, leurs fêtes, ses journées, son école (80 élèves dans une classe), ses amies...cette petite fille restait une petite fille comme les autres mais en même temps tellement différente des autres...

    Les cadeaux étant interceptés par les douanes cambodgiennes, j'ai pris l'habitude de lui envoyer des cartes postales de tous les lieux où je vais: elle a ainsi découvert les Etats-Unis, la Corse, le Mont-Blanc...Et selon ses dires, ces cartes tapissent les murs de la pièce commune...je me plais à la croire et je continue...Elle a pris cette habitude à son tour et j'ai ainsi découvert dans ma boîte aux lettres les différents temples de Phnom Penh, des vues de la ville. Pour mon anniversaire, elle me fabrique des bracelets, des colliers...A présent, elle est devenue une adolescente. Elle m'envoie des photos d'elle régulièrement et elle change, grandit, l'ado d'aujourd'hui n'a plus grand chose à voir physiquement avec l'enfant que je voyais pagayer sur un pneumatique lors des inondations du Tonlé Sap. Elle commence à m'écrire en anglais...Progresse tous les jours...Me dit qu'elle veut devenir professeur

    Et puis, ce petit bonheur...je lui raconte ma passion pour le sport, pour la course...je lui parle de mes sorties et puis ce jour où dans une lettre, elle m'écrit qu'elle a commencé à courir, à faire du jogging...Et là, ce sport prend tout son sens: car quand on a enfin la liberté et la possibilité de pratiquer cette activité superficielle et pourtant tellement essentielle, c'est qu'on commence enfin à vivre, qu'on s'est libéré du fardeau de la pauvreté, de la misère, qu'on a acquis des bases d'éducation et qu'on a enfin dégagé un temps pour soi et non plus pour faire vivre sa famille...

    Certains me rétorqueront que les lettres sont hypocrites, que l'argent est détourné, que ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan mais je sais ce que je reçois, je connais les photos que j'ai et je répondrai aux pessimistes que ce n'est qu'une goutte mais pour cette goutte, ça lui change la vie...Et que cette enfant qui fabriquait des bonbons pour les nôtres m'écrive à présent en anglais qu'elle veut être professeur et qu'elle fait du jogging, c'est tout simplement magique...Cela crée un lien unique qui n'est pas un lien maternel, pas un lien amical mais un lien de marraine à filleule, un lien fort qui donne l'impression de pouvoir partager un peu la chance qu'on a eu d'être né du bon côté...

   Et je me plaîs à rêver et à planifier que d'ici peu, j'irai au Cambodge lui rendre visite et pourquoi pas faire une course avec elle...

    Je ne peux que vous invitez à voir le site ou d'autres associations...pensez-y: 21 euros, c'est une pizza et un ciné...là-bas, c'est un mois de vie...et tellement plus...

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CO au CDI

Par yayoun - 13-10-2008 20:16:00 - 3 commentaires

    Hier, coup de fil au Castor et c'est officiel...je pars pour ma première co lors de la Rhon'orientation. Je lui fais entièrement confiance pour trouver la route mais bon, je n'apprécie pas vraiment d'avoir l'air totalement cruche devant une carte...D'autant que j'ai quand même mangé deux ans de cartographie...

   Alors, hier, j'ouvre mon premier bouquin sur la CO... Pas si facile que ça d'imaginer le paysage devant ses yeux grâce à une carte...Et puis toutes ces légendes à retenir...

   Aujourd'hui, c'est décidé, on bosse la CO et j'embarque mes 6e pour une course d'orientation dans le CDI: une carte pour chacun, les balises se transforment en livre à trouver dans les rayons...

   Ben ça me rassure, il y a des sixièmes plus nuls que moi...S'ils décident de prendre la porte de sortie qu'ils me montrent sur le plan, ils vont se retrouver deux étages plus bas...Alors j'ai  le droit à: Madame, venez m'aider: elle est où la plante là? Ben oui, à défaut de marais et de forêts, j'ai mis des plantes...les cols, c'est les tables (interdiction de monter sur les cols ), bon, pour les lignes de crête, faut faire preuve de plus d'imagination...La ruine, pas dure, c'est la documentaliste (je plaisante...), le plan d'eau, le lavabo d'à côté...Bilan: des sixièmes qui chassent leurs balises pendant une heure en chuchotant pour que les chasseurs ne leur tirent pas dessus  et sur la pointe des pieds pour ne pas affoler la faune sauvage (les troisièmes de la salle d'à côté) et qui très fiers d'eux me ramènent leur victime, le livre qu'ils ont choisi de découvrir...Finalement des sixièmes qui ont du pensé que leur prof était complètement azimutée...

    Plus sérieusement, je les accompagne deux semaines en voyage sportif: au programme CO, Trail, Escalade, Spéléo, Canoé et Canyoning et il est hors de question que je me ridiculise...Alors la semaine prochaine, c'est escalade ou comment réciter sa poésie suspendue à 15 mètres du sol... 

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